La Communication NonViolente (CNV), c’est quoi?

Communication NonViolente

Depuis ma lecture du livre de Marshall Rosenberg intitulé "Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)", j’utilisais la CNV pour donner des feedbacks ou en demander (car encore trop peu de personnes donnent spontanément des feedbacks :( ).

Pour noël, je me suis offert un weekend de formation et de pratique de la CNV avec Anne Bourrit, experte et formatrice en CNV selon  l’enseignement de Marshall Rosenberg.

Ce weekend m’a rempli d’énergie et de confiance dans la vie! En définitive, pour mieux communiquer il suffit de laisser parler son cœur en exprimant ses sentiments et ses besoins. Je m’explique.

La CNV, c’est quoi?

Si j’y réponds par la négative, la CNV ne s’occupe pas de savoir qui a raison et qui a tord. La CNV ne nous permet pas de croire que nos sentiments sont causés par les autres comme nous en persuadent nos parents avec : "tu m’énerves", "tu me rends triste", "je suis contente que tu ramènes une bonne note".

La CNV est un langage qui favorise l’élan du cœur plutôt qu’un langage qui diminue l’estime de soi.

Par exemple, si je pense à un évènement ou une situation que je considère comme un bon souvenir, alors je peux me demander: Quels ont été mes besoins nourris?

Un besoin est universel et impalpable; c’est une énergie vitale qui nous mobilise pour agir dans le sens qui va nous faire croitre. Ne pas confondre les besoins avec les stratégies ou les moyens utilisés pour les satisfaire.

Voici des besoins qui nous animent tous: autonomie, célébration, estime de soi, amour, confiance, considération, soutien, rire paix, inspiration pour n’en citer que quelques uns.

Dans l’expression des sentiments il y a les sentiments liés à des besoins satisfaits comme par exemples: joyeux, fier, confiant, soulagé, touché, plein d’énergie. Et il y a des sentiments liés à des besoins non satisfaits comme par exemples: fâché, déçu, seul, préoccupé, frustré, triste.

Le processus

Pratiquer la CNV c’est se familiariser avec son processus en 4 temps: les observations, les sentiments, les besoins et les demandes.

1er temps : observer sans juger

Je décris de manière précise la situation objective qui m’amène à dialoguer. J’évite toutes remarques qui puissent ressembler à une évaluation des personnes ou des choses.

Quel a été le déclencheur qui m’a fait réagir ? Qu’ai-je vu ou entendu ?

Par exemple : « Tu arrives vingt minutes après le début du film… ».

2ème temps : exprimer ses sentiments sans y mêler de l’interprétation

J’exprime ce que je ressens : « j’ai peur, je suis joyeuse, je suis irritée ou triste… ». Par contre, il s’agit d’éviter des formulations telles que : « Je me sens exploitée par mon chef » qui est une interprète le comportement de mon chef comme de l’exploitation.

3ème temps : parler de mes besoins et ne pas sauter tout de suite aux stratégies

De quoi ai-je besoin ? plutôt que Comment puis-je satisfaire mon besoin ?

J’exprime le besoin qui a réveillé mes sentiments : « J’ai besoin d’appartenir à mon groupe social ; j’ai besoin de liberté ; j’ai besoin d’un espace de sécurité ; j’ai besoin de voir le sens de ma vie… »

Si je dis : « J’ai besoin de repos » j’exprime un besoin ; si je commence ainsi : « j’aimerais faire une excursion demain », je passe à ma stratégie pour remplir ce même besoin, c’est-à-dire que je propose un moyen concret. Or, un certain nombre de conflits se focalisent autour des moyens choisis.

4ème temps : demander ce dont j’ai besoin au lieu de l’exiger

Ce dernier pas me permet d’identifier et d’exprimer clairement ce qui me ferait plaisir.

Une demande est reçue comme une exigence lorsque le destinataire craint de faire l’objet de critiques ou de représailles s’il ne donne pas une suite favorable. Or, face à ce qu’il perçoit comme une exigence, il ne voit que deux façons de réagir : la soumission ou la révolte.

Votre interlocuteur exprime-t-il une exigence ? On le voit à la façon dont il accueille une réponse négative.  C’est une exigence s’il porte alors une critique ou un jugement ou s’il essaie de vous culpabiliser.

Ces quatre temps sont utiles pour s’exprimer soi-même, mais aussi pour décoder chez l’autre ce qui se passe en lui : à quoi réagit-il, qu’est-ce qu’il observe, quels sont ses besoins ? Et enfin, l’inviter à poser une vraie demande-

La CNV concentre notre attention sur l’enrichissement de la vie plutôt que sur la peur, la culpabilité, le reproche ou la honte. Elle nous motive pour assumer la responsabilité de nos choix et à améliorer la qualité de nos relations.

Selon Anne, "c’est un processus pour rentrer dans le vivant de l’autre avec une énergie juste".

Quelques livres que j’ai envie de partager avec vous:

Marshall Rosenberg

« Les mots sont des fenêtres (ou des murs) »; l’enseignement de base de la CNV.

« Clés pour un monde meilleur » ; sa vision du changement social.

«  L’art de la réconciliation » ; livre pratique avec des pistes pour vous permettre de renouer vos relations avec vous-mêmes et les autres.

« Nous arriverons à nous entendre ! » ; comment parvenir à un respect et à une vrai qualté de relation entre les parties en conflit.

Serena Rust « Quand la girafe danse avec le chacal »; idéal pour aborder la CNV avec les jeunes et moins jeunes!

 Liens utiles:

http://www.illustre.ch/psychologie-autoritarisme-chef-anne-bourrit_59516_.html

http://www.cnvsuisse.ch/fr/index.htm

 

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À propos de Florence Suberville

Accompagnatrice en projet de carrière
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