Donner sa place à « l’étreinte » !

L’étreinte n’est elle pas une forme de reconnaissance ? De « Chaudoudoux » ?
N’est-elle pas aussi une manière de donner du feedback et en même temps d’en recevoir ?
N’est ce pas une façon de dire : « Nous sommes différents et je t’accepte comme tu es. » ?

Alors pour quelle raison se font-elles rare ?

Juste envie de partager avec vous ce texte dont l’origine m’est inconnue :

Les étreintes
C’est merveilleux ce qu’une étreinte peut faire.
Une étreinte peut vous réconforter
Lorsque vous avez le vague à l’âme.
Un étreinte peut dire « Je t’aime, tu sais »
Ou « Ce que je déteste te voir partir ».
Une étreinte, c’est : « Encore une fois, bienvenue »
Une étreinte peut apaiser la douleur chez l’enfant
Et apporter un arc-en-ciel après la pluie.
L’étreinte ! Il n’y a aucun doute à ce sujet, sans elle,
Nous pourrions à peine survivre !
Une étreinte enchante, réchauffe et charme ;
Ce doit être pourquoi nous avons des bras.
Les étreintes sont superbes pour les pères et mères,
Douces pour les sœurs, formidables pour les frères
Et les chances sont que vos tantes préférées
Les aiment encore plus que des plantes en pots.
Les  chatons en sont friands, les chiens  les adorent
Les chefs d’état ne sont pas au-dessus d’elles.
Une étreinte peut briser la barrière des langues
Et rendre vos voyages encore plus amusants.
Pas besoin de vous tracasser pour les emmagasiner ;
Plus vous en donnez, plus il y en a.
Alors tendez vos bras sans délai et
Faites une étreinte à quelqu’un aujourd’hui même !

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Faire de son mieux, c’est déjà beaucoup

L’article précédent  « Adopter une approche systémique » se termine sur le fait que comprendre le fonctionnement des croyances est libérateur sur un plan personnel, en nous permettant d’élargir notre champ de vision, ce qui favorise une plus grande acceptation du changement…

Faire de son mieux, c’est déjà beaucoup

La part du colibri

Un gigantesque incendie ravage la forêt. Les animaux assistent impuissants à la progression inexorable des flammes. Seul un minuscule colibri s’active. Il plonge dans la rivière, recueille une goute d’eau dans son bec, va la jeter sur le brasier et recommence.

Colibri, tu sais que tu ne peux tien tout seul contre cet incendie, tu sais que la goute que tu jettes dans les flammes n’a aucune chance de l’éteindre ? lui disent les animaux de la forêt.

 Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. 

(Légende amérindienne, d’après Pierre Rabhi.)

Cette métaphore est souvent utilisée pour illustrer le nécessaire effort environnemental. Sa morale est bien plus universelle à mes yeux : souvent, nous avons l’impression que notre action est inutile, parce qu’elle nous parait insignifiante au regard de tout ce qu’il faudrait pour réellement changer les choses. Pourtant, c’est uniquement « en faisant chacun sa part », aussi infime puisse-t-elle paraitre, que nous avons un impact sur la marche du monde. Bien sûr, ceci est en lien direct avec le principe de responsabilité personnelle et le nouveau paradigme dedans -> dehors, de mon précédent article (lien). « Puisque notre action est insuffisante, autant ne rien faire ? » Trop facile ! Et non responsable…

Pour le geste juste

Pour accepter le principe du colibri, il me semble utile de viser l’action détachée du résultat : en effet, si je me focalise trop sur le résultat, je peux rapidement me décourager. Si au contraire, mon objectif est de poser l’acte juste (en fonction du résultat à atteindre), je peux en tirer des satisfactions… et continuer, ainsi, à poursuivre l’objectif sans être obnubilé par celui-ci.

Il en va de même dans tous les domaines où l’humain est concentré au premier plan, en particulier le management, l’éducation ou la relation d’aide : ce n’est pas parce que j’ai posé les bons actes, agi de mon mieux  (voire même de la meilleure manière qui puisse être), que l’autre en fera quelque chose de « bon pour lui ». Voilà pourtant qui désespère bien souvent les parents…parce qu’ils se focalisent sur le résultat qui, en grande partie, ne dépend pas uniquement d’eux. Alors que poser l’acte juste pour leur enfant est totalement de leur responsabilité.

Parfois on me dit « oui, mais d ans notre société nous sommes vraiment orientés résultats ». Preuve d’un malentendu : je ne propose pas, ici, l’abandon de l’idée d’objectif ! Ma conviction est, au contraire, que cette approche offre de meilleures chances de l’atteindre, tout en procurant bien plus de satisfaction.

En conclusion des 3 derniers articles je citerai les notions fondatrices suivantes :

    • Comprendre les nouveaux paradigmes : permanence du changement et responsabilité personnelle. Adopter un raisonnement systémique et complexe, plutôt que linéaire.
    • Intégrer le fonctionnement des croyances dans notre vie, tant sur le plan personnel que collectif, et élargir notre champ de vision.
    •  Comme le colibri, faire sa part du travail, même si elle semble insignifiante, et viser l’acte juste.

Autant de notions fondamentales pour qui veut mieux vivre aujourd’hui et participer à créer un monde différent.

Bonne réflexion !

[Extrait du livre « Petit manifeste du rebelle engagé » de Fabien Rodhain]
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Adopter une approche systémique

L’être humain et la nature sont, par essence, complexes et systémiques, depuis la nuit des temps. Pourtant jusqu’à présent nous avons majoritairement raisonné à l’inverse : de manière linéaire, puisque cela nous semblait fonctionner à peu près convenablement. […]

Raisonner de manière systémique, c’est abandonner les schémas simplistes pour accepter la complexité. C’est prendre en compte l’ensemble des éléments du système et, surtout, leurs interactions. C’est en avoir une vision globale, plutôt que d’en analyser chaque partie.

Quelques illustrations d’approche systémique

En management, raisonner linéaire, « cause à effet », pourrait être de licencier l’élément le moins productif de l’équipe, puis de constater avec surprise que la productivité moyenne a chuté…parce que le « mauvais élément », grâce à sa bonne humeur, entretenait une ambiance qui rejaillissait positivement sur toute l’équipe, dans une période difficile. Une approche systémique aurait pu permettre d’approcher la situation dans son ensemble, en intégrant ses relations. Ainsi que de prendre en compte que, généralement, dans une équipe, un vilain « petit canard » est vite remplacé par un autre…

En conduite du changement, dans une entreprise aussi  bien que dans une famille, raisonner d’une façon linéaire, c’est avoir une démarche de type « résolution de problèmes » : d’abord dresser la liste des problèmes, imaginer une solution en face de chaque problème et rêver qu’ainsi, les problèmes auront disparus. […] Prendre en compte la dimension systémique, c’est comprendre qu’à force de se plonger dans le négatif, on ne voit plus que le négatif et qu’on manque d’énergie pour avancer, ce qui génère de nouveaux problèmes ! C’est savoir qu’il n’est pas indispensable de passer par la case « problème » pour avancer vers des solutions, parce que travailler sur le positif (s’appuyer sur ce qui va bien, sur ses talents) est générateur de beaucoup plus d’énergie et de créativité. Et parfois même… résout tous les problèmes, sans les évoquer !

Comprendre le fonctionnement des croyances pour élargir notre champ de vision

Ici, le mot croyance doit être entendu dans un sens très large : « ce que je crois vrai ». Autrement dit, tout ce qui n’est pas du domaine du réel. Nous sommes fatalement remplis de ces pensées imprimées en nous, pas toujours logiques, mais résultant d’empreintes de notre éducation, de conclusions que nous avons tirées, ou encore de nos traumatismes.

Les croyances ont la particularité de s’auto-vérifier, et donc de se renforcer par elles-mêmes : Je crois X – il survient X (qui arrive forcement de temps à autre !) – cela renforce ma croyance en X – qui survient de plus en plus souvent – ce qui renforce d’autant plus ma croyance en X qui survient de plus en plus souvent… Le système fonctionne de la même manière, que la croyance soit limitante (cercle vicieux) ou positive (cercle vertueux).

Exemples de croyances : je suis quelqu’un qui n’a pas de chance dans la vie – je suis quelqu’un qui réussit tout ce qu’il entreprend dans la vie – chaque fois que je suis à la caisse d’un supermarché, je me retrouve dans la file qui avance le moins vite – les femmes conduisent moins bien que les hommes – il ne m’offre plus de fleurs, donc il ne m’aime plus – c’était mieux avant (avant quoi ?).

Pourquoi ce système de croyances ?

Le réel qui nous entoure est bien trop riche pour que nous puissions le percevoir dans son entièreté, c’est pourquoi nous le cartographions, en fonction de nos priorités, de notre ouverture, et surtout, de nos croyances ! Ce qui a fait dire à Alfred Korzybsky que « la carte n’est pas le territoire ». […]

Aujourd’hui, les neurosciences rejoignent l’approche psychologique, en faisant la preuve que notre intention et, donc, nos croyances ont une influence sur l’extérieur : nous créons notre réalité.

Pour quoi faire ?

L’important, c’est de comprendre le processus des croyances et d’intégrer que nous en sommes pleins. Que dès lors, « être objectif » ne consiste pas à « voir tout ce qui est », de manière neutre (c’est tout simplement impossible !), mais être conscient de sa propre subjectivité.

Un lien évident s’établit avec l’article précédant « Le changement constant » : en effet, si nous avons du mal à accepter le changement, n’est-ce pas, tout simplement, parce que nous avons la croyance que ce changement ne devrait pas être ? La croyance que la vie devrait être synonyme de stabilité, de sécurité ?

A suivre…

[Extrait du livre « Petit manifeste du rebelle engagé » de Fabien Rodhain]

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