Adopter une approche systémique

L’être humain et la nature sont, par essence, complexes et systémiques, depuis la nuit des temps. Pourtant jusqu’à présent nous avons majoritairement raisonné à l’inverse : de manière linéaire, puisque cela nous semblait fonctionner à peu près convenablement. […]

Raisonner de manière systémique, c’est abandonner les schémas simplistes pour accepter la complexité. C’est prendre en compte l’ensemble des éléments du système et, surtout, leurs interactions. C’est en avoir une vision globale, plutôt que d’en analyser chaque partie.

Quelques illustrations d’approche systémique

En management, raisonner linéaire, « cause à effet », pourrait être de licencier l’élément le moins productif de l’équipe, puis de constater avec surprise que la productivité moyenne a chuté…parce que le « mauvais élément », grâce à sa bonne humeur, entretenait une ambiance qui rejaillissait positivement sur toute l’équipe, dans une période difficile. Une approche systémique aurait pu permettre d’approcher la situation dans son ensemble, en intégrant ses relations. Ainsi que de prendre en compte que, généralement, dans une équipe, un vilain « petit canard » est vite remplacé par un autre…

En conduite du changement, dans une entreprise aussi  bien que dans une famille, raisonner d’une façon linéaire, c’est avoir une démarche de type « résolution de problèmes » : d’abord dresser la liste des problèmes, imaginer une solution en face de chaque problème et rêver qu’ainsi, les problèmes auront disparus. […] Prendre en compte la dimension systémique, c’est comprendre qu’à force de se plonger dans le négatif, on ne voit plus que le négatif et qu’on manque d’énergie pour avancer, ce qui génère de nouveaux problèmes ! C’est savoir qu’il n’est pas indispensable de passer par la case « problème » pour avancer vers des solutions, parce que travailler sur le positif (s’appuyer sur ce qui va bien, sur ses talents) est générateur de beaucoup plus d’énergie et de créativité. Et parfois même… résout tous les problèmes, sans les évoquer !

Comprendre le fonctionnement des croyances pour élargir notre champ de vision

Ici, le mot croyance doit être entendu dans un sens très large : « ce que je crois vrai ». Autrement dit, tout ce qui n’est pas du domaine du réel. Nous sommes fatalement remplis de ces pensées imprimées en nous, pas toujours logiques, mais résultant d’empreintes de notre éducation, de conclusions que nous avons tirées, ou encore de nos traumatismes.

Les croyances ont la particularité de s’auto-vérifier, et donc de se renforcer par elles-mêmes : Je crois X – il survient X (qui arrive forcement de temps à autre !) – cela renforce ma croyance en X – qui survient de plus en plus souvent – ce qui renforce d’autant plus ma croyance en X qui survient de plus en plus souvent… Le système fonctionne de la même manière, que la croyance soit limitante (cercle vicieux) ou positive (cercle vertueux).

Exemples de croyances : je suis quelqu’un qui n’a pas de chance dans la vie – je suis quelqu’un qui réussit tout ce qu’il entreprend dans la vie – chaque fois que je suis à la caisse d’un supermarché, je me retrouve dans la file qui avance le moins vite – les femmes conduisent moins bien que les hommes – il ne m’offre plus de fleurs, donc il ne m’aime plus – c’était mieux avant (avant quoi ?).

Pourquoi ce système de croyances ?

Le réel qui nous entoure est bien trop riche pour que nous puissions le percevoir dans son entièreté, c’est pourquoi nous le cartographions, en fonction de nos priorités, de notre ouverture, et surtout, de nos croyances ! Ce qui a fait dire à Alfred Korzybsky que « la carte n’est pas le territoire ». […]

Aujourd’hui, les neurosciences rejoignent l’approche psychologique, en faisant la preuve que notre intention et, donc, nos croyances ont une influence sur l’extérieur : nous créons notre réalité.

Pour quoi faire ?

L’important, c’est de comprendre le processus des croyances et d’intégrer que nous en sommes pleins. Que dès lors, « être objectif » ne consiste pas à « voir tout ce qui est », de manière neutre (c’est tout simplement impossible !), mais être conscient de sa propre subjectivité.

Un lien évident s’établit avec l’article précédant « Le changement constant » : en effet, si nous avons du mal à accepter le changement, n’est-ce pas, tout simplement, parce que nous avons la croyance que ce changement ne devrait pas être ? La croyance que la vie devrait être synonyme de stabilité, de sécurité ?

A suivre…

[Extrait du livre « Petit manifeste du rebelle engagé » de Fabien Rodhain]

A propos Florence Suberville

Accompagnatrice en projet de carrière
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